Du Bac Pro Froid et climatisation au diplôme d’ingénieur : la voie d’excellence

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Du haut de ses 21 ans, Colin LOUIS est en cet automne un récent promu à l’IFFI (Institut Français du Froid Industriel et de génie climatique), second de sa promotion, avec un mémoire de fin d’études sur les installations de la patinoire d’Argenteuil (Val d’Oise) noté 19/20. Il s’apprête à intégrer l’INGE, école d’ingénieurs du Conservatoire national des arts et métiers.
Voilà cinq ans, il se lançait dans le Bac professionnel Technicien Froid et conditionnement de l’Air (TFCA) au lycée Cantau, à l’issue d’un parcours au collège chaotique. « Je me souviens de mon professeur de technologie en 3e qui me disait que je n’arriverais à rien. J’ai alors effectué ce bac professionnel dans l’objectif de travailler dans le secteur froid et plus précisément sur des travaux d’exécution ».
« Pendant ces trois années, poursuit le jeune homme, j’ai donc découvert la partie principale de ce métier, avec de l’installation et de la mise en service d’installation frigorifique. Nos professeurs, Jean-Charles Dérozié et David Poizat, passionnés, très pédagogues et consciencieux nous ont appris à réaliser toutes les différentes tâches que nous allions devoir reproduire en entreprise ».
Une formation en Bac pro TFCA promue par les enseignants : « Le choix d’un bac pro, TFCA notamment, n’est pas une voie de garage. Voie royale vers le marché du travail, elle assure au contraire une véritable intégration dans le monde professionnel, tout en offrant la liberté de choisir des perspectives d’étude variées et synonymes d’emploi », souligne Jean-Charles Dérozié.

Bac pro en poche, Colin se voit alors intégrer le monde du travail puis se ravise, notamment poussé par ses maîtres de stage et ses professeurs, qui «[lui] donnent l’envie de continuer dans [ses] études afin d’approfondir [ses] connaissances et de découvrir des installations plus conséquentes. »
D’une marche à l’autre, voilà le jeune homme en 2018 étudiant en BTS FED (Fluides Energies Domotique), option Froid et Conditionnement d’Air, au lycée Cantau. « Ces deux années m’ont permis de découvrir un aspect plus approfondi du métier, comme le dimensionnement, l’étude technique, l’exploitation, la mise en service et la maintenance d’une installation frigorifique », se rappelle Colin. « Avec l’aide de mes professeurs de BTS, dont Yannick Marty, ainsi que les dirigeants de la société SARRAT, je me suis lancé dans la candidature de l’IFFI ». Il y retrouve un certain Nicolas Hirigoyen, un Angloy lui aussi titulaire d’un Bac pro FCA décroché au lycée Cantau dans les années 2000, désormais enseignant à l’IFFI, un autre exemple de belle réussite.

Commence alors en 2020 une drôle d’année. « On dit à l’IFFI que l’on fait deux ans en une seule année », résume-t-il. « Je me suis arraché la tête », entre des cours souvent à distance, contexte sanitaire oblige, et son intégration en alternance au sein d’Axima réfrigération. Son poste ? « Le froid semi-industriel ; j’ai occupé tout le long de mon alternance un poste de chiffreur au sein du Marché d’Intérêt National (MIN) de Rungis ; j’effectuais le dimensionnement d’installations frigorifiques ; j’ai notamment réalisé des réponses à des appels d’offres ».

Une année aussi rude que passionnante, avec à la clé de tant d’efforts un précieux sésame, obtenu début octobre 2021. « J’ai donc, après discussion avec mes professeurs et mes collègues de travail, pris l’initiative de continuer dans une école d’ingénieurs. Pour intégrer cette école d’ingénieurs thermiques en cours du soir, je devais avoir un emploi en parallèle. J’ai eu l’opportunité de pouvoir signer un contrat à durée indéterminée au sein de la société Axima.
Cette école va principalement me permettre d’avoir un aspect plus élargi sur les phénomènes scientifiques de base (thermodynamique appliquée à l’énergétique, les sciences thermiques fondamentales, l’électrotechnique, la mécanique des fluides, la résistance des matériaux, les mathématiques de l’ingénieur ), sur le savoir technologique, des méthodes et des pratiques de modélisation et de simulation de système, une ouverture à la recherche scientifique
Après cela, et si j’obtiens ce diplôme, j’aurai officiellement fini mes études », projette le jeune Landais.


« Si j’ai un conseil à donner aux plus jeunes, c’est de ne jamais douter d’eux-mêmes » termine Colin.

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